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Humidité

"Immeuble
Humidité

Acheter en rez-de-chaussée ou au dernier étage : les deux extrémités de l’immeuble face à l’humidité

Humidité, Val-de-Marne (94)

Dans un immeuble, l’humidité n’attaque pas tous les étages à la même enseigne : elle vise les deux extrémités. Le rez-de-chaussée reçoit l’eau du sol et vit au contact des caves ; le dernier étage vit sous la toiture et ses étanchéités. Entre les deux, les étages courants sont statistiquement épargnés. Si vous achetez à l’une des deux extrémités dans le Val-de-Marne, souvent les plus négociables du marché, voici les vérifications propres à chacune, et comment transformer leur décote en bonne affaire plutôt qu’en piège.

Experts certifiés OFIBAvis indépendantIntervention dans tout le département
Immeuble ancien : rez-de-chaussee aux soupiraux et dernier etage sous zinc, les deux extremites a inspecter

Val-de-Marne (94)

Le marché le sait confusément : à surface égale, rez-de-chaussée et derniers étages sans ascenseur se négocient sous le prix des étages nobles. Cette décote rémunère des inconvénients divers, mais côté humidité, elle rémunère un RISQUE SPÉCIFIQUE que la visite standard ne vérifie pas. L’acheteur averti fait donc l’inverse du marché : il inspecte ces lots plus durement, et quand ils passent l’examen, il achète la décote sans le risque. Voici l’examen, extrémité par extrémité.

Rez-de-chaussée : l’appartement qui touche le sol

Le lot du bas hérite de trois voisinages : le sol et son humidité (remontées par les planchers bas, surtout dans les immeubles anciens sans rupture), les caves et leurs ambiances (un sous-sol saturé diffuse par les gaines et les planchers), et les abords de l’immeuble (cour imperméabilisée, pieds de façade, jardinières contre les murs). Les vérifications dédiées : plinthes et bas de murs sur TOUTES les faces, y compris dans les placards et derrière les meubles ; sols près des murs de façade (carrelage qui sonne creux, parquet qui tuile) ; odeur comparée entre l’appartement et la cage d’escalier (un rez-de-chaussée qui sent la cave annonce la suite) ; et visite de LA cave de l’immeuble, pas seulement celle du lot : son état dit ce que respire votre plancher. En bord de Marne ou de Seine, ajoutez la question de la nappe, traitée dans notre guide des maisons et immeubles riverains : un rez-de-chaussée de rue basse se visite en fin d’hiver.

Dernier étage : l’appartement qui touche le ciel

Le lot du haut vit sous les ouvrages les plus sollicités de l’immeuble : toiture ou toit-terrasse, relevés d’étanchéité, souches de cheminées, chéneaux. Ses pathologies signature : auréoles de plafonds (regardez les angles et les périphéries, pas seulement le centre), traces au droit des souches et des édicules, menuiseries de toit qui pleurent, et dans les immeubles à toit-terrasse, les désordres liés à une étanchéité en fin de vie, invisibles jusqu’à l’épisode pluvieux de trop. Les vérifications dédiées : plafonds à la lampe rasante pièce par pièce (les auréoles repeintes laissent des reliefs), accès aux combles ou à la terrasse si possible (l’état de l’étanchéité se constate), questions précises au syndic, année de la dernière réfection d’étanchéité ou de couverture, sinistres déclarés sur les lots du dernier niveau, provisions votées pour la toiture. Un dernier étage sous une toiture refaite récemment et documentée est une excellente affaire ; sous une étanchéité d’âge inconnu, c’est une loterie dont vous paierez les quotes-parts.

Dans les deux cas : la copropriété est la moitié du dossier

Aux extrémités de l’immeuble, votre confort dépend des parties communes plus qu’ailleurs : le rez-de-chaussée dépend des caves et des abords, le dernier étage de la toiture, et les deux des décisions d’assemblée. D’où une lecture documentaire spécifique avant d’acheter : procès-verbaux des trois dernières assemblées (travaux votés, repoussés, litiges d’infiltration évoqués), carnet d’entretien de l’immeuble (dernière réfection d’étanchéité, de couverture, traitement des caves), fonds travaux disponible, et sinistralité déclarée. Un vendeur d’extrémité qui fournit ce dossier sans traîner vend un lot assumé ; les silences et les pièces manquantes se lisent comme des clignotants. Rappel utile : les diagnostics obligatoires de la vente ne couvrent pas l’humidité ; cette lecture-là vous appartient.

Transformer la décote en bonne affaire : la méthode

La séquence gagnante tient en trois temps. Visiter en conditions défavorables : fin d’hiver pour un rez-de-chaussée (nappe et sols chargés), après un épisode pluvieux pour un dernier étage (les étanchéités parlent). Objectiver par la mesure quand des indices s’accumulent : une expertise avant achat lit dans la masse des planchers bas ou des plafonds hauts ce que la visite ne voit pas, et chiffre ce que la copropriété devra engager ; c’est l’objet de notre expertise humidité dans le Val-de-Marne, aux prix publiés sur la page nos tarifs. Négocier sur pièces enfin : un rapport qui liste l’état réel et les échéances collectives transforme la décote standard en décote argumentée, ou valide l’achat au prix. Les extrémités d’immeuble bien achetées comptent parmi les meilleures opérations du marché val-de-marnais ; mal achetées, parmi les pires. La différence tient à cet examen. Pour une contre-visite d’extrémité, passez par notre page contact ou appelez le 0 805 69 09 69.

Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis huit ans et fondateur de Check my House. Cet article s’appuie sur l’expérience de terrain du cabinet et sur des sources publiques officielles.
Questions fréquentes

Acheter aux extrémités d’un immeuble : vos questions

Quels sont les inconvénients d’un rez-de-chaussée côté humidité ?
Trois expositions spécifiques : l’humidité du sol par les planchers bas (surtout en immeuble ancien), l’ambiance des caves qui diffuse par gaines et planchers, et les abords (cours, pieds de façade) qui concentrent l’eau contre ses murs. Aucune n’est une fatalité : un rez-de-chaussée sur caves saines et ventilées, aux abords bien gérés, vit parfaitement sec.
Pourquoi se méfier (ou pas) d’un appartement au dernier étage ?
Tout dépend de ce qu’il y a au-dessus : sous une toiture ou une étanchéité récente et documentée, le dernier étage est un excellent lot ; sous des ouvrages en fin de vie, il essuie les infiltrations en première ligne et attend des travaux collectifs lourds. La question décisive n’est pas l’étage, c’est l’âge et l’entretien de la couverture : elle se pose au syndic, pièces à l’appui.
Comment vérifier l’état de la toiture sans y monter ?
Par les documents et les traces : carnet d’entretien (date de la dernière réfection), procès-verbaux d’assemblées (travaux votés ou repoussés, infiltrations évoquées), sinistres déclarés au dernier niveau, et à l’intérieur l’examen des plafonds à la lampe rasante, angles et périphéries compris. Un accès aux combles ou à la terrasse, quand il existe, complète utilement.
L’odeur de cave dans un rez-de-chaussée est-elle rédhibitoire ?
C’est un signal à instruire, pas un verdict : elle peut venir d’un sous-sol mal ventilé (corrigeable collectivement), d’une gaine qui communique, ou d’un plancher bas réellement chargé (plus sérieux). La contre-visite descend alors en cave, teste la ventilation et, en cas de doute, mesure l’humidité du plancher dans la masse. L’odeur rédhibitoire est celle que le vendeur ne veut pas expliquer.
Les auréoles « anciennes » au plafond du dernier étage, selon le vendeur : comment vérifier ?
Trois contrôles : la mesure (une auréole sèche dans la masse est une cicatrice, humide une plaie active), la facture (la réparation de l’étanchéité qui correspond à la trace existe-t-elle ?), et la pluie (revisitez après un épisode, les auréoles actives se rechargent). Une trace ancienne avec réparation documentée rassure ; une trace « ancienne » sans facture ni mesure est une affirmation, pas un fait.
Qui paie les travaux de toiture ou de caves qui protégeraient mon lot ?
La copropriété, aux quotes-parts de chacun : d’où l’importance d’évaluer AVANT l’achat les échéances collectives (étanchéité en fin de vie, caves à assainir) et le fonds travaux disponible. Acheter une extrémité d’immeuble, c’est acheter aussi un calendrier de charges : le connaître change le prix que vous acceptez de payer.
Un rez-de-chaussée avec jardinet privatif change-t-il la donne ?
Il ajoute une interface : la terre contre vos murs. Vérifiez les pentes (vers le mur ou vers l’extérieur), la présence de plantations arrosées contre la façade, et l’état du bas de mur côté jardin. Un jardinet bien profilé n’aggrave rien ; une plate-bande détrempée contre le mur du salon est une cause d’humidité classique, heureusement corrigeable à coût modeste.
Ces vérifications valent-elles aussi pour la location ?
Oui, en version allégée : un locataire qui visite une extrémité d’immeuble a tout intérêt aux mêmes réflexes (plinthes, plafonds, odeurs, questions sur la toiture ou les caves), car il vivra les désordres sans contrôler les travaux. Les traces relevées à l’état des lieux d’entrée le protégeront en sortie, et un refus de visite de la cave est une information.
L’étage courant est-il vraiment à l’abri de l’humidité ?
Des causes d’extrémité, oui : ni sol ni toiture à son contact. Restent les causes transversales à tout l’immeuble : condensation sur parois froides et ponts thermiques, ventilation collective défaillante, dégâts des eaux de voisinage. Statistiquement favorisé, l’étage courant n’est pas dispensé des vérifications générales, seulement des vérifications d’extrémité.
Que comprend la contre-visite d’expert pour un lot d’extrémité ?
Les mesures ciblées de l’extrémité concernée (planchers bas et murs pour un rez-de-chaussée, plafonds et combles pour un dernier étage), l’inspection des parties communes qui conditionnent le lot (caves, toiture accessible), la lecture des documents de copropriété sous l’angle humidité, et un avis chiffré pour négocier ou valider. Nos prix sont sur la page nos tarifs : 0 805 69 09 69.

Un rez-de-chaussée ou un dernier étage en vue dans le 94 ?

Contre-visite d’extrémité avant l’offre : la décote sans le risque, mesures à l’appui.

Sources

  • Check my House, Appartement dernier étage : risques d’infiltration, checkmy-house.fr
  • Service-Public.fr, fiches sur l’achat en copropriété et les documents de la vente, service-public.gouv.fr
  • Sante.fr, Humidité et moisissures, 29 avril 2020, sante.fr


"Locataire
Humidité

Locataire d’un logement humide : l’escalier des recours, marche par marche

Humidité, Val-de-Marne (94)

Locataire d’un logement humide, vous n’êtes pas démuni, mais vos recours forment un escalier : chaque marche suppose la précédente, et brûler les étapes affaiblit le dossier au lieu de l’accélérer. Voici le parcours complet, marche par marche, du premier signalement au juge, avec pour chacune ce qu’il faut écrire, conserver et éviter. Un locataire du Val-de-Marne qui suit cet ordre obtient généralement gain de cause bien avant la dernière marche.

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Locataire preparant son dossier recommande avec photos datees des desordres d humidite

Val-de-Marne (94)

Le droit est de votre côté sur le principe : le logement loué doit être décent, protégé contre les infiltrations et doté d’une ventilation en état. Mais le droit ne s’applique pas tout seul : il s’actionne, par écrit, dans l’ordre, preuves à l’appui. Les dossiers de locataires qui s’enlisent partagent presque tous le même défaut : des mois de plaintes orales, zéro trace. Les dossiers qui aboutissent partagent la même qualité : une chronologie documentée. La voici, étape par étape.

Marche 1 : documenter avant de réclamer

Avant tout courrier, constituez la base : photos datées de chaque désordre (large pour situer, proche pour détailler), relevé des pièces touchées, et journal simple (date d’apparition, évolution, épisodes marquants). Mettez vos propres usages au carré, aération quotidienne, chauffage raisonnable, grilles libres, pour neutraliser l’argument symétrique qui viendra. Relisez votre état des lieux d’entrée : des traces mentionnées à l’entrée prouvent l’antériorité ; leur absence prouve que le désordre est apparu pendant votre bail. Cette semaine de préparation silencieuse vaut tous les coups de téléphone.

Marche 2 : le signalement amiable, puis le recommandé

Premier contact par courriel au bailleur ou à l’agence : description factuelle, photos jointes, demande d’intervention, ton courtois ; beaucoup de bailleurs corrects agissent dès ce stade. Sans réponse ou sans effet sous quelques semaines : la lettre recommandée avec accusé de réception, qui transforme la demande en mise en demeure, décrivant les désordres, rappelant l’obligation de délivrer un logement décent, fixant un délai raisonnable d’intervention et annonçant les suites à défaut. Gardez copie de tout : à partir d’ici, chaque pièce compte. En copropriété, doublez d’un signalement au syndic si la cause semble collective (façade, colonne, VMC d’immeuble) : votre bailleur n’est pas toujours maître de la réparation.

Marche 3 : les tiers qui débloquent sans procès

Le recommandé resté lettre morte ouvre trois portes gratuites. La commission départementale de conciliation, saisissable par simple courrier : elle convoque les deux parties et produit un avis ; beaucoup de bailleurs attentistes bougent à ce stade. Le conciliateur de justice, alternative souple pour renouer un dialogue rompu. Et pour les situations dégradées, le signalement au service communal d’hygiène et de santé de votre ville ou, à défaut, à l’agence régionale de santé : leur visite peut qualifier l’habitat indigne ou l’insalubrité et imposer des obligations au propriétaire, procédure publique qui dépasse le face-à-face locatif. En parallèle, un CONSTAT TECHNIQUE indépendant change la nature du dossier : des mesures (hygrométrie, humidité dans la masse, ventilation contrôlée) établissent la cause structurelle mieux que cent photos de taches ; c’est la pièce qui fait basculer conciliations et procédures. Notre expertise humidité dans le Val-de-Marne réalise ces constats en toute neutralité, aux prix publiés sur la page nos tarifs.

Marche 4 : le juge, et ce qu’il peut vraiment ordonner

Dernière marche, le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement : saisine possible sans avocat pour ces litiges, avec votre dossier chronologique complet (photos, courriers, accusés, avis de conciliation, constat technique). Il peut ordonner les travaux sous astreinte, réduire le loyer pour la période de jouissance dégradée, accorder des dommages et intérêts, et dans les cas graves prononcer des mesures sur le bail. Deux garde-fous jusqu’au bout : ne JAMAIS cesser de payer le loyer de votre propre chef, l’impayé se retournerait contre vous quel que soit l’état du logement ; et ne jamais bloquer l’accès aux travaux que le bailleur propose enfin, votre coopération documentée fait partie du dossier. La plupart des parcours n’atteignent jamais cette marche : un escalier bien monté se termine généralement à la deux ou à la trois. Pour un constat qui pèse à n’importe quelle marche, passez par notre page contact ou appelez le 0 805 69 09 69.

Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis huit ans et fondateur de Check my House. Cet article s’appuie sur l’expérience de terrain du cabinet et sur des sources publiques officielles. Il ne constitue pas un conseil juridique individualisé.
Questions fréquentes

Le parcours du locataire : vos questions

Quels sont les droits du locataire face à un appartement humide ?
Le droit à un logement décent : clos et couvert étanches, dispositifs de ventilation en bon état, absence de risque pour la santé. Si l’humidité résulte d’un défaut du bâti ou des équipements, le bailleur doit y remédier ; s’y ajoutent, selon les cas, la réduction de loyer pour jouissance dégradée et l’indemnisation des préjudices, prononcées par le juge si l’amiable échoue.
Comment rédiger la lettre de signalement au propriétaire ?
Factuelle et structurée : identification du logement, description des désordres pièce par pièce avec dates d’apparition, rappel de l’obligation de logement décent, demande d’intervention sous un délai raisonnable, et annonce courtoise des suites à défaut. Joignez une sélection de photos datées. En recommandé avec accusé pour la mise en demeure ; conservez tout, enveloppe comprise.
Combien de temps laisser au bailleur avant de passer à l’étape suivante ?
Un délai raisonnable s’apprécie selon la gravité : quelques semaines pour engager une intervention sur des moisissures installées, des délais plus courts si la santé des occupants est en jeu (chambre d’enfant envahie, asthmatique au foyer). L’important est d’annoncer le délai dans votre courrier et de vous y tenir : la chronologie maîtrisée est votre meilleure alliée.
Que fait concrètement la commission départementale de conciliation ?
Saisie gratuitement par courrier avec votre dossier, elle convoque locataire et bailleur à une séance où chacun expose sa position, et rend un avis. Sans pouvoir de contrainte, elle débloque pourtant nombre de dossiers : la perspective de l’audience suivante incite à l’accord, et son avis pèse devant le juge. C’est le passage recommandé entre le recommandé et le tribunal.
Quand signaler au service d’hygiène de la ville plutôt qu’à la commission ?
Les deux voies se complètent : la commission traite le litige locatif (travaux, loyer), le service communal d’hygiène ou l’agence régionale de santé traitent la salubrité publique du logement. Signalez-leur les situations dégradées, humidité généralisée, moisissures massives, ventilation inexistante : leur constat officiel peut imposer des obligations au propriétaire indépendamment de votre litige.
Le constat technique indépendant est-il vraiment utile à mon dossier ?
C’est souvent la pièce décisive : vos photos prouvent les symptômes, le constat prouve la CAUSE, structurelle ou non, mesures à l’appui, et sa neutralité le rend difficile à balayer. Il recentre la conciliation sur les faits, et le juge y trouve l’éclairage technique qui lui manque. Son coût se discute ensuite dans la négociation ou la procédure.
Puis-je quitter le logement sans préavis s’il est trop humide ?
Pas de votre seule initiative : le départ sans formalité expose au paiement du préavis et complique tout recours. Les sorties sécurisées passent par l’accord écrit du bailleur, les cas de préavis réduit prévus par la loi, ou une décision de justice. Si le logement devient réellement inhabitable, documentez massivement et prenez conseil avant de rendre les clés.
Mon bailleur fait des petits travaux cosmétiques à chaque relance : que faire ?
Documentez le cycle : photos avant et après chaque repeinte, et retour des désordres daté. Trois rafraîchissements sans traitement de cause constituent en eux-mêmes une démonstration : le problème est structurel et le bailleur le sait. C’est exactement le dossier qui justifie le constat technique et la conciliation, où ce cycle documenté parle plus fort que tout plaidoyer.
Et si la cause vient de la copropriété, pas de mon bailleur ?
Votre interlocuteur reste le bailleur, débiteur de la décence quelle que soit l’origine ; mais informez-le par écrit des éléments orientant vers le collectif (façade, colonne, VMC d’immeuble) pour qu’il actionne le syndic, et gardez trace de ses diligences ou de leur absence. Un bailleur qui démontre avoir relancé la copropriété déplace le débat ; un bailleur inerte le subit.
Que risque réellement un bailleur qui laisse pourrir la situation ?
Au civil : condamnation aux travaux sous astreinte, réduction rétroactive de loyer, dommages et intérêts, et frais de procédure. En cas d’insalubrité constatée par l’autorité : obligations de travaux, interdiction d’habiter dans les cas extrêmes, et sanctions spécifiques. Sans compter le constat d’un juge sur un dossier locataire bien tenu : c’est précisément ce que votre escalier construit.

Votre dossier locataire a besoin d’une pièce maîtresse ?

Constat technique neutre dans tout le Val-de-Marne : la cause établie, chaque marche de votre recours s’appuie dessus.

Sources

  • Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent, legifrance.gouv.fr
  • Service-Public.fr, fiches sur le logement décent et les recours du locataire, service-public.gouv.fr
  • Sante.fr, Humidité et moisissures, 29 avril 2020, sante.fr


"Test
Humidité

VMC en copropriété : qui entretient, qui répare, qui paie, et la marche à suivre en cas de panne

Humidité, Val-de-Marne (94)

Dans un immeuble, la VMC est un organisme collectif aux terminaisons privées : un moteur commun en toiture, des colonnes qui traversent tous les étages, et des bouches dans chaque cuisine et salle de bains. Quand elle faiblit, l’humidité gagne des logements entiers, et la question fuse : qui doit entretenir, qui doit réparer, qui doit payer ? La réponse suit la frontière entre parties communes et équipements privatifs : la voici, poste par poste, avec la marche à suivre en cas de panne dans une copropriété du Val-de-Marne.

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Test du papier sur une bouche d extraction de VMC en cuisine pour verifier l aspiration

Val-de-Marne (94)

La ventilation mécanique des immeubles collectifs est l’équipement le plus discret et le plus décisif du confort hygrométrique : invisible tant qu’elle tourne, elle se rappelle aux occupants par la buée, les odeurs stagnantes et les moisissures dès qu’elle décroche. Dans le parc val-de-marnais, où cohabitent VMC collectives des années 70-90, conduits shunt plus anciens et installations rénovées, les litiges de ventilation encombrent les boîtes mail des syndics. La plupart naissent d’une méconnaissance de la frontière des responsabilités.

L’anatomie : ce qui est commun, ce qui est privatif

Le principe, sous réserve du règlement de copropriété qui peut préciser autrement : relèvent des PARTIES COMMUNES le groupe d’extraction (le moteur, généralement en toiture ou en combles), les réseaux et colonnes qui desservent plusieurs lots, et les rejets ; relèvent du PRIVATIF les bouches d’extraction situées dans votre cuisine et vos salles d’eau, et les entrées d’air de vos menuiseries. Entre les deux, les raccordements de votre lot à la colonne se lisent dans le règlement. Cette frontière commande tout : l’entretien du moteur et des colonnes s’impute aux charges communes, le remplacement d’une bouche vétuste chez vous à votre budget, et le nettoyage courant des bouches à l’occupant, locataire compris, comme menu entretien.

L’entretien normal : ce qui devrait se passer chaque année

Une VMC collective entretenue suit un rythme de croisière : contrat d’entretien voté par la copropriété couvrant le contrôle du groupe, la vérification des débits et le ramonage périodique des colonnes ; nettoyage des bouches par les occupants (un dégraissage régulier en cuisine, un dépoussiérage en salle d’eau) ; et vigilance de chacun sur les entrées d’air, jamais obstruées, même en hiver. Les copropriétés qui tiennent ce rythme n’ont presque jamais de contentieux d’humidité collective. Si vous ne savez pas si votre immeuble a un contrat d’entretien ventilation, la question au syndic ou au conseil syndical est un excellent réflexe : son absence, fréquente dans les petites copropriétés, explique bien des dégradations lentes.

La panne : la marche à suivre qui évite les mois perdus

Étape une, qualifier : plus d’aspiration à VOS bouches seulement (testez au papier), ou chez les voisins de la colonne aussi ? Le premier cas oriente vers vos bouches ou votre raccordement ; le second vers la colonne ou le moteur, donc le collectif. Étape deux, signaler par écrit au syndic, en précisant le test des voisins : un signalement « ma VMC ne marche plus » part en file d’attente, un signalement « aucune aspiration sur la colonne cuisine des lots X, Y, Z depuis le 12 » déclenche l’intervention. Étape trois, relancer avec trace : la carence du syndic face à un équipement commun défaillant engage sa responsabilité, et vos relances datées construisent le dossier ; le conseil syndical est votre relais naturel. Étape quatre, documenter les conséquences : si des moisissures apparaissent pendant la panne, photos datées et signalement les rattachent à la défaillance collective, ce qui compte pour les remises en état. Un occupant ne répare jamais lui-même un équipement commun, mais rien ne lui interdit de maintenir ses gestes privatifs : bouches propres, aération manuelle renforcée en attendant.

Les cas qui fâchent, et comment ils se dénouent

Le locataire au milieu : il nettoie les bouches (entretien courant), son bailleur remplace la bouche morte (équipement du lot), la copropriété répare le moteur (partie commune) ; chacun des trois peut être le bon interlocuteur, d’où l’intérêt du diagnostic de panne AVANT le ping-pong. Le voisin qui a raccordé sa hotte motorisée sur la colonne collective : interdit dans la quasi-totalité des règlements, car cela déséquilibre toute la colonne ; le syndic est fondé à exiger la dépose. La copropriété qui refuse de voter l’entretien : les désordres d’humidité qui en découlent dans les lots se retournent contre le syndicat ; un constat technique établissant le lien entre défaut d’entretien collectif et dommages privatifs pèse lourd dans ce débat d’assemblée. Et le logement qui moisit malgré une VMC collective saine : le problème est alors privatif (entrées d’air, usages, parois froides), et c’est tout l’intérêt d’un diagnostic qui mesure au lieu d’accuser, comme notre expertise humidité dans le Val-de-Marne, aux prix publiés sur la page nos tarifs ; notre article sur la condensation dans les immeubles des années 60-70 complète ce tableau. Pour un diagnostic de ventilation ou un constat de panne, passez par notre page contact ou appelez le 0 805 69 09 69.

Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis huit ans et fondateur de Check my House. Cet article s’appuie sur l’expérience de terrain du cabinet et sur des sources publiques officielles.
Questions fréquentes

VMC en copropriété : vos questions

Qui doit entretenir la VMC dans un immeuble ?
Trois niveaux : la copropriété entretient le groupe d’extraction et les colonnes communes (idéalement par contrat voté), le propriétaire de chaque lot maintient ses équipements (remplacement d’une bouche vétuste, entrées d’air des menuiseries), et l’occupant assure le nettoyage courant des bouches. Le règlement de copropriété peut préciser cette répartition : il fait foi.
Que faire si ma VMC est en panne dans une copropriété ?
Qualifiez d’abord (vos bouches seulement, ou toute la colonne via le test chez les voisins), puis signalez par écrit au syndic avec ce diagnostic : une panne localisée collective ainsi documentée s’intervient vite. Relancez avec trace en cas de silence, appuyez-vous sur le conseil syndical, et photographiez les conséquences (buée, moisissures) pour les rattacher à la panne.
Entretien VMC : locataire ou propriétaire, qui paie quoi ?
Le locataire assume l’entretien courant : nettoyage des bouches et des entrées d’air, remplacement de petites pièces d’usure accessibles. Le propriétaire bailleur prend le remplacement des équipements du lot (bouche hors service, entrée d’air cassée) et supporte via ses charges la part commune (moteur, colonnes). Une panne collective ne s’impute jamais au locataire.
Comment savoir si l’aspiration de mes bouches est correcte ?
Le test du papier : une feuille de papier toilette plaquée contre la bouche doit tenir seule par aspiration, en cuisine comme en salle d’eau. Faites-le bouche par bouche et notez les résultats : tenue franche (correct), tenue molle (débit faible, bouche ou colonne encrassée), chute immédiate (pas d’aspiration, panne à qualifier). Ce test simple documente utilement tout signalement.
Peut-on raccorder une hotte de cuisine sur la VMC collective ?
Non, dans la quasi-totalité des cas : une hotte motorisée branchée sur la colonne commune met le réseau en surpression, refoule l’air vicié chez les voisins et déséquilibre les débits de toute la colonne ; les règlements l’interdisent et le syndic peut exiger la dépose. La solution conforme : hotte à recyclage, ou extraction indépendante si la configuration le permet.
Boucher une bouche bruyante ou un courant d’air est-il si grave ?
Oui : chaque bouche obstruée prive le logement de son extraction et dérègle les débits des voisins de colonne ; chaque entrée d’air condamnée coupe l’air neuf qui alimente le système. La buée et les moisissures suivent en quelques semaines. Un bruit anormal ou un courant d’air excessif se signalent et se règlent, ils ne se bouchent pas.
Les conduits shunt anciens ont-ils les mêmes règles ?
La frontière est la même (conduits collectifs communs, débouchés privatifs), mais ces systèmes à tirage naturel des immeubles plus anciens sont sensibles à d’autres pannes : conduits encrassés ou obstrués, dévoiements, appareils raccordés à tort. Leur ramonage périodique relève de la copropriété, et toute modification privative (raccordement, obturation) y est encore plus sensible qu’en VMC.
La copropriété doit-elle moderniser une ventilation insuffisante d’origine ?
Aucune obligation générale de mise aux normes actuelles n’impose de moderniser un système ancien qui fonctionne ; mais si l’insuffisance avérée cause des désordres récurrents dans les lots, la responsabilité du syndicat peut être recherchée, et la modernisation devient un sujet d’assemblée étayé par le dossier technique. Un constat mesurant débits et conséquences est la pièce qui fait avancer ce vote.
Une panne de VMC peut-elle expliquer des moisissures soudaines ?
Oui, et c’est même le scénario classique : un moteur qui lâche en novembre se traduit par buée généralisée et moisissures d’angles dans les semaines qui suivent, simultanément dans plusieurs lots de la colonne. Cette simultanéité est l’indice : notez la date d’apparition et comparez avec les voisins, le lien panne-désordres fonde les demandes de remise en état.
Que fait l’expert sur un litige de ventilation collective ?
Il mesure les débits réels aux bouches de plusieurs lots, remonte la chaîne (bouches, raccordements, colonne, moteur) pour localiser la défaillance, établit le lien entre panne et désordres constatés, et répartit techniquement ce qui relève du commun, du privatif et des usages. Son rapport neutre sert au syndic comme aux copropriétaires. Nos prix sont sur la page nos tarifs : 0 805 69 09 69.

Un litige ou un doute sur la ventilation de votre immeuble ?

Débits mesurés, panne localisée, responsabilités clarifiées : expertise indépendante dans tout le 94.

Sources

  • Service-Public.fr, fiches sur la copropriété (parties communes et privatives, charges), service-public.gouv.fr
  • Sante.fr, Humidité et moisissures (entretien de la ventilation), 29 avril 2020, sante.fr
  • Expertise humidité, le site national du réseau Check my House, expertisehumidite.fr


"Maisons
Humidité

Bords de Marne et de Seine : nappes, crues et humidité, le mode d’emploi des maisons riveraines

Humidité, Val-de-Marne (94)

Vivre en bord de Marne ou de Seine, c’est habiter au-dessus d’une eau qui ne se voit pas : la nappe d’accompagnement des rivières, qui monte et descend avec elles et fait respirer les caves de Saint-Maur, Nogent, Créteil ou Villeneuve-Saint-Georges au rythme des saisons. Entre cette eau du dessous et les crues historiques que rappellent les arrêtés de catastrophe naturelle, les maisons riveraines du Val-de-Marne ont un rapport à l’humidité qui leur est propre : voici comment il fonctionne, et comment on habite sereinement au bord de l’eau.

Experts certifiés OFIBAvis indépendantIntervention dans tout le département
Maisons riveraines de la Marne au niveau d eau hivernal haut, nappe d accompagnement affleurante

Val-de-Marne (94)

Le Val-de-Marne est un département d’eau : la Marne le traverse, la Seine le borde, et leurs boucles concentrent un habitat ancien et recherché. Cette géographie a un revers documenté : la base publique Géorisques recense 15 reconnaissances de catastrophe naturelle pour inondations, ruissellements ou nappes à Villeneuve-Saint-Georges entre 1982 et 2024, 13 à Saint-Maur-des-Fossés, 7 à Créteil, 5 à Nogent-sur-Marne. Derrière ces chiffres, deux phénomènes distincts que les riverains confondent souvent : la crue, spectaculaire et rare, et la nappe, invisible et saisonnière. Les deux ne se gèrent pas du tout pareil.

La nappe d’accompagnement : l’eau qui respire sous la maison

Le long des rivières, le sous-sol alluvial est gorgé d’une nappe reliée au cours d’eau : quand la Marne monte, la nappe monte avec elle, parfois à quelques dizaines de centimètres sous les caves des rues basses, et elle redescend à l’étiage. Pour les maisons, cette respiration annuelle a des effets caractéristiques : caves qui s’humidifient ou prennent l’eau par le sol en fin d’hiver SANS aucune pluie visible, remontées capillaires nourries par un sol jamais vraiment sec, salpêtre récurrent des soubassements. Signature diagnostique : la saisonnalité calée sur le niveau de la rivière plutôt que sur les averses, et le voisinage touché de concert. Contre la nappe, les réflexes de la pluie (gouttières, pentes) ne peuvent rien : on gère par la ventilation des volumes bas, les usages (rien d’irrécupérable stocké au sol en hiver), le pompage ponctuel raisonné, et l’acceptation technique d’un soubassement qui vit avec l’eau.

La crue : rare, prévisible, préparable

La crue, elle, prévient : les grandes montées de Marne et de Seine se développent sur des jours, suivies par la vigilance publique, et les communes riveraines du 94, échaudées par l’histoire, disposent de plans et d’ouvrages. Pour le propriétaire riverain, la préparation vaut mieux que l’improvisation : connaître sa situation (la fiche Géorisques de la commune et l’état des risques du bien disent si vous êtes en zone réglementée), organiser la maison en conséquence (rien d’essentiel ni d’électrique au point bas, clapets anti-retour sur les évacuations, batardeaux pour les ouvertures basses là où ils sont pertinents), et savoir ce que couvre le régime catastrophe naturelle : après l’arrêté, déclaration sous 30 jours, franchise légale, indemnisation des dommages directs. L’après-crue suit les règles de tout séchage long : documenter, assécher des semaines, ne refermer qu’une fois les supports mesurés secs.

Acheter ou rénover au bord de l’eau : les questions spécifiques

Un bien riverain s’évalue avec trois questions que les biens de plateau ignorent. Où est la nappe chez ce bien : une cave aux murs marqués d’anciennes lignes d’eau, des témoins de pompe, un voisinage qui « connaît » les hivers humides renseignent mieux que l’annonce ; visitez en fin d’hiver si possible. Que dit le zonage : l’état des risques et le plan de prévention local conditionnent travaux, extensions et parfois assurabilité ; un bien en zone réglementée s’achète en connaissance de cause, pas en le découvrant chez le notaire. Comment la maison a-t-elle été adaptée : sous-sol sacrificiel bien pensé, équipements rehaussés, matériaux bas tolérants à l’eau sont les signes d’un bien riverain mature ; leur absence annonce les travaux à prévoir. Pour la rénovation, même logique inversée : on n’aménage pas une cave de bord de Marne en pièce de vie sans avoir compris la nappe, et les matériaux des niveaux bas se choisissent pour tolérer l’humidité, pas pour l’ignorer.

Ce que l’expertise apporte aux riverains

Trois missions reviennent sur les bords de Marne et de Seine. Le diagnostic de soubassement : départager la part de la nappe, des remontées capillaires et des apports de surface dans une cave humide, par mesures saisonnières comparées, pour dimensionner la réponse (ventilation, pompage, cuvelage éventuel) au phénomène réel. L’avis avant achat : lire le bien riverain comme ci-dessus, mesures à l’appui, et chiffrer ce que son rapport à l’eau implique. Le dossier post-sinistre : après une crue ou une remontée exceptionnelle, documenter l’étendue réelle des dommages et contrôler le séchage avant remise en état, face à des calendriers d’indemnisation souvent optimistes. Le détail de nos missions est sur notre page expertise humidité dans le Val-de-Marne, nos prix sont publiés sur la page nos tarifs, et si votre interrogation porte sur un appartement plutôt qu’une maison, notre article sur la condensation dans les immeubles des années 60-70 traite l’autre grand sujet du département. Pour un avis riverain, passez par notre page contact ou appelez le 0 805 69 09 69.

Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis huit ans et fondateur de Check my House. Cet article s’appuie sur l’expérience de terrain du cabinet et sur des sources publiques officielles.
Questions fréquentes

Bords de Marne et de Seine : vos questions

Ma cave prend l’eau sans pluie : comment est-ce possible ?
C’est la signature de la nappe d’accompagnement : reliée à la rivière, elle monte avec elle en fin d’hiver et peut affleurer sous les caves des rues basses, indépendamment des averses du moment. Le calendrier calé sur le niveau de la Marne ou de la Seine, et des voisins logés à la même enseigne, confirment le diagnostic. Les réponses relèvent de la gestion, pas du colmatage.
Peut-on étancher une cave contre la nappe ?
Techniquement oui, par cuvelage dimensionné pour résister à l’eau sous pression ; raisonnablement, pas toujours : l’ouvrage est lourd, exigeant, et une cave sacrificielle bien gérée (ventilée, vidée de ce qui craint, pompée au besoin) est souvent la stratégie la plus robuste des rues basses. Le choix se fait sur mesures et usage réel du volume, pas par principe.
Comment savoir si mon bien est en zone inondable réglementée ?
Deux sources : la fiche de votre commune sur georisques.gouv.fr (zonages, arrêtés de catastrophe naturelle, certaines communes du 94 en cumulant plus d’une dizaine depuis 1982) et l’état des risques remis lors des ventes et locations, qui précise si le bien relève d’un plan de prévention des risques d’inondation. Ces documents conditionnent travaux et précautions : lisez-les avant de signer, pas après.
Habiter en zone inondable est-il déraisonnable ?
Des dizaines de milliers de Val-de-Marnais le font sereinement : les crues de Marne et de Seine sont lentes et surveillées, les communes équipées, et une maison ADAPTÉE (niveaux bas tolérants, équipements rehaussés, clapets, organisation) traverse les épisodes avec des dégâts limités. Le déraisonnable n’est pas le lieu, c’est l’impréparation : habiter riverain se fait en connaissance de cause.
Le régime catastrophe naturelle couvre-t-il les remontées de nappe ?
Les inondations par remontée de nappe font partie des phénomènes reconnaissables au titre du régime, et plusieurs communes du département ont des arrêtés à ce titre dans leur historique. La mécanique est la même : arrêté publié pour la commune, déclaration sous 30 jours, franchise légale. Hors arrêté, la nappe saisonnière ordinaire relève de la gestion du bien, pas de l’assurance.
Quels équipements prioritaires pour une maison de rue basse ?
Par ordre de rentabilité : clapets anti-retour sur les évacuations (la voie d’entrée la plus sournoise en crue), rien d’essentiel ni d’électrique au point bas (tableau, chaudière, stockages rehaussés), pompe avec alarme là où la nappe visite régulièrement, et batardeaux amovibles pour les seuils bas en zone exposée. Chaque équipement vaut par son entretien : un clapet grippé ne protège rien.
Les remontées capillaires sont-elles plus fortes près des rivières ?
Elles sont mieux alimentées : un sol alluvial jamais vraiment sec nourrit la capillarité des murs anciens en continu, d’où des soubassements riverains durablement marqués et un salpêtre récurrent. Les règles du bâti ancien s’y appliquent avec plus d’exigence encore : matériaux respirants, évaporation préservée, et objectifs réalistes, un soubassement riverain sain reste un soubassement qui travaille.
Une pompe qui tourne souvent en hiver est-elle le signe d’un problème ?
D’une situation, plutôt : dans les rues où la nappe affleure, le pompage saisonnier fait partie de la vie du bien, comme le déneigement ailleurs. Les vrais signaux d’alerte : une pompe qui tourne désormais TOUTE l’année (changement du régime d’eau à investiguer), un volume pompé qui augmente nettement d’année en année, ou une dépendance totale à un équipement unique sans secours.
La valeur d’un bien riverain souffre-t-elle de son exposition ?
Le marché du 94 montre surtout une prime à l’ADAPTATION : à exposition égale, un bien documenté et équipé (zonage assumé, niveaux bas adaptés, historique transparent) se vend normalement, quand un bien à l’exposition découverte en cours de vente subit décote et négociation. La transparence équipée protège mieux la valeur que le silence : les acheteurs riverains savent lire.
Que mesure l’expertise d’une maison de bord de Marne ?
La part des eaux dans le soubassement (nappe, capillarité, apports de surface) par mesures dans la masse, idéalement comparées entre saisons, l’état des adaptations (ventilation, équipements, matériaux bas), la cohérence avec le zonage et l’historique communal, et les actions hiérarchisées qui en découlent, de l’usage au cuvelage. Nos prix sont sur la page nos tarifs : 0 805 69 09 69.

Votre maison vit au rythme de la Marne ou de la Seine ?

Nappe, crue, soubassement : diagnostic riverain dans tout le Val-de-Marne, avant achat ou avant travaux.

Sources


"Immeuble
Humidité

Condensation en appartement : pourquoi les immeubles des années 60-70 moisissent aux mêmes angles

Humidité, Val-de-Marne (94)

Dans les immeubles des années 60 et 70 qui dessinent une bonne part du Val-de-Marne, la condensation n’est pas une fatalité individuelle mais un sujet de copropriété : les mêmes angles moisissent aux mêmes étages de la même façade, chez des occupants aux habitudes très différentes. Comprendre pourquoi ces immeubles condensent, ce qui relève de votre appartement et ce qui relève du bâtiment, c’est éviter de traiter seul, et mal, un problème qui se traite à plusieurs, et bien.

Experts certifiés OFIBAvis indépendantIntervention dans tout le département
Immeuble des annees 70 avec traces au droit des dalles, signature des ponts thermiques

Val-de-Marne (94)

De Créteil à Champigny, de Vitry à Fontenay, les immeubles de la grande époque de construction partagent une constitution : béton banché ou préfabriqué, isolation d’origine mince ou absente, menuiseries remplacées lot par lot au fil des décennies, et une ventilation collective conçue pour une autre époque. Quand un occupant nous appelle pour des moisissures d’angle, la première question est devenue un réflexe : que disent les voisins du dessus et du dessous ? La réponse, presque toujours : la même chose.

Pourquoi ces immeubles condensent par construction

Trois héritages techniques se cumulent. Les PONTS THERMIQUES structurels d’abord : dans le béton des années 60-70, les nez de dalles, refends et angles traversent l’enveloppe sans rupture ; ces lignes froides dessinent sur les murs intérieurs la carte exacte des moisissures, bandeaux horizontaux au droit des dalles, liserés verticaux aux angles. L’isolation d’époque ensuite : murs peu ou pas isolés, parois froides généralisées dès que le chauffage baisse. La ventilation d’origine enfin : conduits shunt ou VMC collective dimensionnés pour des logements qui fuyaient par leurs menuiseries d’époque ; depuis que les fenêtres PVC étanches se sont généralisées lot par lot, l’air neuf n’entre plus comme prévu, et le système collectif aspire mal ce que les logements ne laissent plus entrer. Résultat : un air plus humide sur des parois plus froides, la définition même de la condensation.

Le test des voisins : privatif ou collectif ?

Avant d’engager quoi que ce soit chez vous, menez la petite enquête d’immeuble. Si vos moisissures d’angle se retrouvent chez les voisins du dessus et du dessous, aux mêmes endroits de la même façade, la cause est structurelle : ponts thermiques et enveloppe, sujet de copropriété. Si l’étage entier de la façade nord est touché et pas le sud, l’orientation confirme la paroi froide collective. Si en revanche vous êtes le seul logement atteint de la colonne, cherchez le facteur local : bouche d’extraction de votre cuisine ou salle de bains hors service, entrées d’air obstruées, usage particulier (séchage de linge, pièce fermée non chauffée), ou fuite privative. Ce test gratuit oriente tout : un problème collectif traité individuellement (peinture anti-humidité, déshumidificateur) échoue toujours, et un problème privatif attribué à l’immeuble fait perdre des mois de courriers au syndic.

Ce que vous pouvez faire dans votre lot, et ce qui n’y suffira pas

Côté logement, les leviers réels : vérifier et faire entretenir les bouches d’extraction (dans beaucoup d’immeubles, leur nettoyage relève du contrat collectif, mais leur obstruction par les occupants est la panne numéro un), rétablir les entrées d’air sur les menuiseries qui n’en ont pas, chauffer régulièrement même modestement (les parois de béton se refroidissent vite et se réchauffent lentement), écarter les meubles des murs de façade et des angles, et gérer la vapeur (couvercles, linge, porte de salle de bains fermée pendant la douche puis aérée). Ces gestes réduisent la condensation ; ils ne suppriment pas un pont thermique. Sur les lignes froides structurelles, les solutions de fond sont collectives : isolation thermique par l’extérieur qui enveloppe les dalles et refends (le traitement définitif des ponts thermiques), réfection ou rééquilibrage de la ventilation collective. Autant de sujets d’assemblée générale, pas de bricolage individuel.

Porter le sujet en copropriété : la méthode qui aboutit

Un dossier collectif se construit comme un dossier technique : recensez les lots touchés (un courrier aux voisins de la façade suffit souvent à révéler l’ampleur), photographiez les localisations (la répétition verticale des désordres au droit des dalles parle d’elle-même), et faites objectiver par un constat indépendant : mesures d’hygrométrie et de parois dans plusieurs lots, contrôle de la ventilation collective, cartographie des ponts thermiques. Ce rapport transforme des plaintes individuelles éparses en point d’ordre du jour étayé, base d’un audit global ou d’un programme de travaux. C’est exactement le type de mission de notre expertise humidité dans le Val-de-Marne, aux prix publiés sur la page nos tarifs. Et si votre cas s’avère privatif, le même constat vous évite d’attendre des travaux collectifs qui ne changeraient rien chez vous. Pour en parler, passez par notre page contact ou appelez le 0 805 69 09 69.

Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis huit ans et fondateur de Check my House. Cet article s’appuie sur l’expérience de terrain du cabinet et sur des sources publiques officielles.
Questions fréquentes

Condensation en appartement : vos questions

Pourquoi les moisissures suivent-elles des lignes horizontales sur ma façade ?
Ces bandeaux dessinent les nez de dalles : dans les immeubles des années 60-70, les planchers de béton traversent l’enveloppe sans isolation et créent des lignes froides continues à chaque niveau. La vapeur du logement s’y dépose en priorité. Cette géométrie est la signature du pont thermique structurel, cause collective par excellence : elle se retrouve aux mêmes endroits chez vos voisins.
Quelles sont les caractéristiques des immeubles des années 60-70 face à l’humidité ?
Béton peu ou pas isolé (parois froides), ponts thermiques aux dalles, refends et angles, et ventilation collective conçue pour des menuiseries d’époque qui laissaient entrer l’air. Le remplacement progressif des fenêtres par des modèles étanches a rompu cet équilibre : l’air se renouvelle moins, l’humidité monte, et les points froids d’origine se mettent à condenser.
Mon voisin n’a rien et moi des moisissures : à quoi penser ?
Au facteur local : extraction de vos pièces humides en panne ou obstruée, entrées d’air absentes sur vos menuiseries, usage particulier (linge, pièce fermée froide), ou fuite privative discrète. Le test comparatif avec les voisins est précisément fait pour cela : un désordre isolé dans la colonne oriente vers votre lot, un désordre répété vers le bâtiment.
La VMC collective aspire mal chez moi : qui doit agir ?
Signalez au syndic : l’entretien du réseau collectif (moteur en toiture, colonnes, équilibrage) relève de la copropriété, et une colonne encrassée ou un moteur fatigué pénalisent des lots entiers. Vérifiez en parallèle vos bouches (propres, non obstruées) et vos entrées d’air : le système collectif ne peut aspirer que si l’air entre dans votre logement. Les deux niveaux se traitent ensemble.
Puis-je isoler mon appartement par l’intérieur pour supprimer les angles froids ?
Partiellement seulement : un doublage intérieur améliore la paroi courante mais traite mal les ponts thermiques de dalles et refends, qui contournent l’isolant par la structure ; mal conçu, il peut même déplacer la condensation vers de nouveaux points froids. Le traitement complet des ponts thermiques passe par l’extérieur, à l’échelle de l’immeuble. Un doublage se décide donc après diagnostic, en connaissant ses limites.
Le déshumidificateur est-il une solution pour un appartement qui condense ?
C’est un pansement utile ponctuellement (pièce fermée, pic hivernal), pas une solution : tant que l’air se renouvelle mal et que les parois froides demeurent, la vapeur quotidienne reconstitue l’humidité plus vite que l’appareil ne l’extrait. S’il doit tourner en continu pour maintenir la pièce saine, c’est le signe qu’une cause structurelle attend son vrai traitement.
Quelle est la loi concernant la moisissure dans les appartements loués ?
Le logement loué doit être décent : protégé contre les infiltrations, avec des dispositifs de ventilation en bon état. Une moisissure née d’un défaut du bâti ou d’une ventilation défaillante relève du bailleur ; celle née d’un usage inadapté dans un logement conforme, du locataire. En copropriété s’ajoute un troisième acteur, le syndicat, quand la cause est collective : d’où l’intérêt du constat qui situe la cause avant d’attribuer les torts.
Comment convaincre ma copropriété d’agir sur un problème collectif ?
Par le dossier : recensement des lots touchés avec localisations photographiées, mise en évidence de la répétition verticale (même façade, mêmes points, plusieurs étages), et constat technique indépendant mesurant parois, hygrométrie et ventilation dans plusieurs logements. Présenté au syndic puis en assemblée, ce dossier transforme des plaintes isolées en sujet d’immeuble, chiffrable et votable.
L’isolation par l’extérieur règle-t-elle vraiment la condensation ?
Elle traite sa cause principale dans ces immeubles : en enveloppant façades, nez de dalles et refends, elle supprime les lignes froides et réchauffe les parois intérieures. Encore faut-il que la ventilation suive : un immeuble isolé et étanchéifié sans renouvellement d’air repensé peut déplacer le problème. Les programmes sérieux traitent enveloppe et ventilation ensemble.
Que comprend le constat d’immeuble que vous réalisez ?
Des mesures dans plusieurs lots volontaires (hygrométrie, températures de parois, humidité des murs), le contrôle de la ventilation collective et des équipements privatifs, la cartographie des points froids récurrents, et un rapport qui distingue causes collectives et facteurs privatifs, avec les actions hiérarchisées pour chacun. Nos prix sont sur la page nos tarifs : 0 805 69 09 69.

Des moisissures récurrentes dans votre appartement ?

Privatif ou collectif : nous situons la cause, mesures à l’appui, dans tout le Val-de-Marne.

Sources

  • Sante.fr, Humidité et moisissures, 29 avril 2020, sante.fr
  • ADEME, publications sur la rénovation des copropriétés et les ponts thermiques, ademe.fr
  • Expertise humidité, le site national du réseau Check my House, expertisehumidite.fr